"Vedette en Bref" vous présente:

Austin-Healey 3000

(1959 à 1968)





 Survol en bref

      Les Austin-Healey représentent une belle époque de l’après-guerre où les roadsters anglais étaient très populaires. Issu d’un contrat de 20 ans entre la marque britannique Austin et le petit constructeur Donald Healy, ces voitures sont encore aujourd’hui très prisées des amateurs et passionnés. Malgré sa courte existence de 1952 à 1972, Austin-Healey, appartenant à la British Motor Company (BMC), aura donné naissance à de très belles voitures se distinguant sur 2 lignées, soit celle des ‘’Big Healey’’ représenté par la 100 (1953-1956), la 100-6 (1956-1959) et la 3000 (1959-1968), ainsi que la lignée de l’unique Sprite (1958-1971), petite sœur des grosses Healey connue aussi par le surnom de ‘’Frogeye’’ ou ‘’BugEye’’, dépendamment du pays.

   La 3000 a donc succédée à la 100-6 en accueillant à son bord une version plus imposante et performante du 6 cylindre de sa devancière. Construite à l’usine de ‘’BMC MG Works’’ à Abingdon en Angleterre, elle était carrossée par Jensen (carrossier et manufacturier anglais de voiture sport) et utilisait des pièces issues de sa grande famille, comme chez Austin, ainsi qu’un moteur Morris. C’est en 1959 qu’elle fit ses premiers tours de roues pour une première génération (MKI) qui perdura seulement pour 3 années modèles soit celles de 1959, 1960 et 1961. La deuxième génération (MKII) commercialisée pour les années-modèles 1961-1962-1963 et 1964 sera presque aussi éphémère tandis que la troisième (MKIII) et dernière génération tant qu’à elle, sera la plus longue et sans contredit la plus aboutie en s’étendent sur 6 années-modèles, de 1963 à 1968. Chacune de ces générations de la Austin-Healey 3000 aura ses particularités et une histoire qui demeure aujourd’hui bien intéressante à découvrir !

   


 
 Majoritairement exporté en Amérique, le petit roadster anglais qui avait été conçu dans le but d’être offert à un montant tout de même abordable, se situait sur le marché entre les Triumph et les Jaguar du point de vue prix, et avait aussi comme concurrentes interne les MG. Sans oublier la belle Corvette américaine! L’Austin-Healey s’embourgeoisait au cours des années et se voyait donc aussi améliorée considérablement, tant et si bien que si on compare une Austin-Healey 3000 1959 et une autre de l’année modèle 1968, on verra une grande différence à tous les niveaux que ce soit le confort, la conduite, les performances et la qualité… La MKI a d’abord mis les bases avec son moteur performant digne d’un roadster sport. La MKII, pour sa part, est arrivée avec un avant redessiné comprenant une nouvelle calandre et une nouvelle prise d’air, ainsi que des performances relevées d’un cran avec un troisième carburateur. Mais c’est une nouvelle version apparue rapidement dans cette deuxième génération qui permettra à la 3000 d’atteindre le statut de véritable convertible sport avec la configuration de toit, vitres latérales et pare-brise revu complètement. La troisième génération est plus performante que jamais et elle se divisera en deux phases. La première phase donnera à la 3000 un intérieur revu pour le mieux et beaucoup plus luxueux tandis que la phase 2 se verra améliorée au niveau du châssis et de la suspension arrière lui attribuant une tenue route de haut niveau.

     Il n’en demeure pas moins que toutes les années-modèles de chaque génération de la Austin-Healey 3000 représentent le symbole de la voitures sport britannique découvrable d’une belle époque révolue. Malheureusement, à la fin de l’année 1967, en raison de nouvelles lois sur la sécurité et l’environnement, notamment en Amérique, le marché dominant de la 3000, celle-ci sera abandonné en se voyant incapable de surmonter les modifications nécessaires à ces prochaines réglementations. Construite à 42 926 exemplaires, elle a été principalement vendue à l’exportation (environ 90 pour cent) et majoritairement en Amérique, là où ce type de voiture connaissait ses heures de gloire.

     BMC, la marque mère d’Austin, connaissant quelques difficultés financières, prendra la décision de ne garder que la Sprite en service sous sa marque Austin-Healey, qui elle-même disparaitra en 1972 à la suite de la fin de l’association avec Donald Healey. Ce dernier continuera de son côté son bout de chemin avec Jensen, autre marque qui était chargé de la carrosserie de la 3000.  La Austin-Healey 3000 aura donc eu une existence de 10 ans et du fait de son succès, plusieurs d’entre elles auront subsistées et font encore aujourd’hui le bonheur de plusieurs propriétaires ! Plusieurs clubs existent aujourd’hui pour les amateurs et on se souvient de son succès en courses dans les années 60.



La naissance

     Le groupe automobile britannique BMC (British Motor Corporation), a été créé en 1952 lorsque la populaire marque Austin Motor Company s’est unifiée à la Nuffield Organisation, société détenue par Morris Motors Limited et regroupant principalement les marques anglaises Morris, Wolseley, Riley, et MG. Toutes ces entités seront en mesure de garder leurs identités propres en continuant à commercialiser des voitures sous leurs égides. Le nouveau groupe BMC, maintenant composé de ses cinq marques, verra sa famille s'agrandir dès sa naissance avec une alliance créée entre sa marque Austin et le petit constructeur mais non le moindre Donald Healey Motor Company. Une septième marque viendra joindre le groupe un peu plus tard, soit celle de Vanden Plas, qui était jusque là, un carrossier pour qui BMC offrit la chance de s’élever au statut de marque à part entière en 1960.

  Austin est une marque très importante au Royaume-Uni, elle qui, après avoir construit des voitures haut de gamme au début du 20ème siècle, avait permis de démocratiser la voiture en se tournant vers la petite voiture abordable dans les années 20. Après la seconde guerre mondiale, Austin cherche à reprendre du poil de la bête et le développement d’une voiture d’un créneau maintenant de plus en plus populaire, soit celui du petit roadster sport, lui semble une avenue profitable. 

      Pour ce faire, l’année même que le groupe BMC se met en place, Austin se tourne vers Donald Healey et la marque portant son nom, qui avait développé des voitures sport haut de gamme depuis les années quarante, mais qui recherchais maintenant à rejoindre le segment plus abordable de ces mêmes automobiles à caractères sportifs. Le patron d’Austin fut impressionné et intéressé par le prototype présenté par monsieur Healey au salon de Londres, et ensemble ils formeront une nouvelle marque, soutenu par la maison mère BMC. L’Austin-Healey était née !

     Le premier rejeton de cette nouvelle alliance sera l’Austin-Healey 100, un roadster sport abordable avec un moteur 4 cylindres, qui perdurera de 1953 à 1956 et se verra succéder par la 100-6, maintenant équipée d’un moteur 6 cylindres lui donnant ainsi son nom et qui sera au catalogue jusqu’en 1959. En introduisant une version plus grosse et plus performante du moteur 6 cylindres équipant cette dernière et comblant par le fait même le manque de puissance réclamé en majorité par son marché dominant qu’était celui de l’Amérique, la 100-6 devient donc la 3000, nommée ainsi de par sa nouvelle cylindrée de presque 3000 centimètres cubes de son moteur.

     Carrossée par la firme Jensen et utilisant de nombreuses pièces de sa grande famille BMC, comme son moteur provenant de chez Morris, c’est en cette année de 1959 qu’entrera en jeu une des plus belles voitures britanniques d’après-guerres, l’Austin-Healey 3000…



Au fil des générations   

     C’est donc en 1959 que la Austin-Healy 3000 prend la relève de sa devancière la 100-6 en ayant droit à une révision de son moteur qui passe de 2,6 à 3,0 litres (2,912 litres) Ce nouveau 6 cylindres (BMC C-Series I6) provient de chez Morris et sera utilisé pour plusieurs modèles dans la famille. Il était muni de deux carburateurs SU HD6 lui octroyant 124 chevaux avec un taux de compression de 9.03 à 1, jumelé à une boite manuelle. Mise à part ce moteur, seulement les nouveaux freins à disques "Girling" à l’avant, remplaçant les anciens tambours, distinguait la 3000 de la 100-6. La carrosserie du petit roadster 2 portes restait alors inchangé et était offerte en plusieurs choix de couleurs.

     La Austin-Healey 3000 représente très bien la sportive anglaise de cette époque, avec son capot bombé, ses ailes volumineuses, ses pare-chocs avant et arrière chromés, sa grande calandre, ses petits rétroviseurs, ses jantes à rayons et ses lumières avant rondes. Pendant ses trois années-modèles (1959, 1960 et 1961), la première génération de la Austin-Healey, la MKI, sera offerte en deux versions. La version nommé BN7 construite à 2825 exemplaires était une 2 places, tandis que la version BT7, construite à 10 825 exemplaires, offrait deux places supplémentaires (2+2), parfaites pour de jeunes enfants… C’est donc un total de 13 650 MKI qui auront été construites de mars 1959 jusqu’à mai 1961.

     La 3000 savait charmer avec son tableau de bord dépouillé contenant entre autres un tachymètre à gauche et un compte-tour à droite à l’arrière du volant en plastique à trois branches, que les acheteurs qui le désirait pouvaient changer contre un volant en bois semblable à celui qui équipait la 100 quelques années auparavant. Des options étaient disponibles, comme la direction réglable, le pare-brise feuilleté, le chauffage, les roues à rayon, un toit dur amovible pour la version BT7, une peinture bi-ton et un overdrive pour la transmission manuel réduisant le régime moteur de 1000tr/minute. 


    L’Austin-Healey 3000 représentait parfaitement ce que l’on pouvait décrire comme un roadster; une voiture sport deux portes munies d’un pare-brise avant plat et d’un toit détachable, associé à des écrans latéraux amovibles contenant des panneaux coulissants en plexiglas. Le tout occasionnait bien souvent quelques infiltrations d’eau. Outre cet inconvénient, on pouvait lui reprocher sa faible garde su sol, l’ergonomie moyenne de l’habitacle, la finition imparfaite et la forte chaleur dans le cockpit. Malgré tout cela, la 3000 était une véritable voiture sport avec des performances très acceptables puisqu’on pouvait atteindre, grâce à son moteur souple muni d’un bon couple, environ 180 km à l’heure et abattre le 0 à 60 milles à l’heure en 11 secondes, malgré la boite manuelle quelque peu difficile. Après un rappel concernant certains problèmes de moteur, et le retour de l’étrangleur manuel (pour donner suite à l’essai pas très concluant de celui automatique), la MKI cèdera la place à la MKII en 1961.

     La deuxième génération arriva en milieu d’année 1961 et c’est pourquoi il y a des 3000 MKI et MKII millésimé 1961… Donc cette deuxième mouture est offerte avec les deux mêmes versions que la MKI, c’est-à-dire la BN7 et la BT7. Le grand changement de la MKII est au niveau du design extérieur avec un avant redessiné qui inclus une calandre à barres verticales au lieu de celles horizontales, ce qui facilite la distinction entre la MKI et la MKII. Tout comme la prise d’air du capot également revue. La performance a été améliorée de façon négligeable avec l’ajout d’un troisième carburateur lui donnant 132 cheveux et quelques dixièmes de secondes sur le 0 à 60 mph. Le roadster aura aussi droit à une révision de sa console centrale à la fin de 1961, en voyant le levier de vitesse intégré le centre de celle-ci pour une meilleure ergonomie. Mais ce ne sont pas ces changements qui marqueront la deuxième génération de l’Austin-Healey 3000. En effet les versions BN7 et BT7 cèderont leur place tour à tour à une toute nouvelle version... Seulement 355 BN7 auront été construites entre mai 1961 et mars 1962, contre 5096 BT7 (2+2) de mai 1961 à juin 1962. Ce qui fait donc de la Austin-Healey 3000 MKII BN7 le modèle le plus rare produit dans l’histoire de la 3000…

     L’arrivée de cette nouvelle version pendant la deuxième génération sera probablement le plus grand changement qu’aura connu la Austin-Healy 3000. Produite à partir de mai 1962, cette mouture nommé BJ7 et officieusement défini comme la MKII A, permettait à la série 3000 d’évoluer de "Roadster Sport" à un véritable "Convertible Sport". Et pourquoi donc !? Grâce à un tout nouveau toit rabattable à action rapide, un pare-brise arrondi, de véritables vitres latérales à manivelle et des custodes pivotantes répondant ainsi à tous les critères d’un véritable convertible, donnant à ses occupants le confort d’un habitacle hermétique à l’abri des infiltrations, contrairement à la configuration archaïque d’un roadster décrite précédemment. Étant maintenant l’unique version disponible, la BJ7 offrait la configuration 2+2 et sonnait le glas du deux places de la série 3000.  Outre la nouvelle capote facilement manœuvrable par une seule personne, l’ajout de chrome dans le haut des portières complétait la transformation. Notons aussi l’abandon des trois carburateurs SU HS4 à la suite de présumés difficultés d’ajustement, qui résulteront au retour de deux carburateurs SU HS6 sans toutefois se répercuter sur les performances. La MKII BJ7 sera produite jusqu’en novembre 1963, donc certaines MKII seront millésimées 1964, tandis que la troisième génération mis en branle en octobre 1963, verra ses premières MKIII millésimées 1963, créant quelques fois certaines confusions pour les millésimes.

       La troisième génération de la populaire série 3000 de Austin Healey sera contredit la plus aboutie du fait de sa performance relevée à 150 chevaux avec ses nouveaux carburateurs SU HD8 ainsi que son confort et son luxe grâce à un intérieur complètement revu. L’unique version de la MKIII est nommée BJ8 et toujours en configuration 2+2. Les changements majeurs apportés à l’habitacle sont au niveau du tableau de bord, maintenant en bois précieux, incluant une véritable boite à gants. Le mélange de bois et cuir faisant respirer le luxe remplaçait l’ancienne désuète planche de bord en métal peint. Mais ce n’est pas tout. La MKIII avait aussi droit à un nouvel habillage de siège en vinyle ‘’Ambla’’ (cuir disponible en option), un compte-tour électronique remplace l'ancien mécanique, et le cockpit a droit à une meilleure protection thermique, tandis que les sièges arrière sont rabattables pour permettent une surface plane. Les autres changements inaugurant la troisième et dernière génération de la 3000 sont un système d’échappement revu avec maintenant deux lignes distinctes, intégrant quatre silencieux, tandis que les servos-freins viennent de série au lieu d’être offerts en option.

    

     La MKIII connaitra encore une grande amélioration à partir de mai 1964, répartissant cette génération en deux phases. La MKIII Phase 1 aura donc été produite à 1390 exemplaires d’octobre 1963 à mai 1964, tandis que la Phase 2 de cette même MKIII sera produite à 16 322 exemplaires de mai 1964 à décembre 1967, donc les dernières 3000 seront millésimées 1968. Et qu’est-ce qui distingue l’Austin-Healey 3000 MKIII BJ8 Phase1 de l’Austin-Healey 3000 MKIII BJ8 Phase2 !? Le châssis arrière est amélioré de façon considérable avec une garde au sol de 25mm de plus, permettant une meilleure protection du système d’échappement et une tenue de route relevée. Les autres changements significatifs sont au niveau de la suspension arrière, le tarage de ces ressorts abaissés et une mise à niveau du guidage de l’essieu arrière. La barre Panhard est remplacée par des tirants longitudinaux pour contrer le cabrage et les moyeux de roues sont renforcés. Pour terminer ces grandes améliorations, le diamètre des disques de freins sont augmentés. Tout cela permet à la 3000 un comportement presque digne d’une voiture de grand tourisme. Au niveau esthétique, les feux de positions sont maintenant séparés des indicateurs de directions et des cylindres de fermeture à clef viennent équiper les boutons poussoirs de portes. C’est pourquoi, malgré les seulement dix années qui séparent la première 3000 de 1959 à une MKIII Phase2 1968, on dénote une grande évolution de cette iconique voiture anglaise!    


Fin de production

     Malheureusement, la production de l’Austin-Healey 3000 se termina à la fin de 1967, laissant sa petite sœur, la Sprite, (surnommé ‘’BugEye’’ aux États-Unis et ‘’FrogEye’’ dans son pays d’origine, du à ses phares avant), la seule héritière de la famille Austin-Healey, qui elle-même disparaitra quelques années plus tard suite à la fin de l’alliance de 20 ans entre Austin Motors et Donald Healey… Austin pour sa part continua à prospérer au sein de son nouveau groupe, Bristish Leland (fusion de BMC et Leyland Motors), tandis que Donald Healey se tournera vers Jensen, petit constructeur automobile et carrossier de la 3000, pour finalement y devenir le nouveau président.

   


     Les raisons de son abandon sont multiples; BMC traverse des moments difficiles et les nouvelles réglementations environnementales américaines, marché dominant de la 3000, viennent compliquer sa continuité. Sans compter la campagne de mesure de sécurité mené par Ralph Nader, encore aux États-Unis, menant aussi à de nouvelles lois. On devait entre autres intégrer des catalyseurs, et malgré une tentative de développement par Healey d’une nouvelle voiture répondant à ces besoins, rien de se concrétisera finalement. Seulement deux ou trois prototypes de cette nouvelle mouture plus grosse et plus confortable, appelé 4000 et muni d’un nouveau moteur Rolls-Royce, verront le jour. La lignée des ‘’Big Healey’’ s’éteindra donc avec la 3000 en 1968, quelques années avant la marque Austin-Healey elle-même…   

   


 
La série 3000 de Austin-Healey aura donc été produite à un total de 42 926 exemplaires répartis sur trois générations et en plusieurs versions. Voici donc tous les modèles durant leurs 10 années-modèles avec leurs nombres d’exemplaires produits :

Austin-Healey 3000 MKI BN7 (1959,1960,1961) = 2 825 exemplaires

Austin-Healey 3000 MKI BT7 (1959,1960,1961) = 10 825 exemplaires

Austin-Healey 3000 MKII BN7 (1961,1962) = 355 exemplaires

Austin-Healey 3000 MKII BT7 (1961,1962) = 5 096 exemplaires

Austin-Healey 3000 MKII(A) BJ7 (1962,1963,1964) = 6 113 exemplaires

Austin-Healey 3000 MKIII BJ8 Phase1 (1963, 1964) =1 390 exemplaires  

Austin-Healey 3000 MKIII BJ8 Phase2 (1964,1965,1966,1967,1968) =16 322 exemplaires

Austin-Healey 3000 = 42 926 exemplaires

     La Austin-Healey, qui aura connu un beau succès commercial et ses heures de gloire en courses dans les années 60, est encore aujourd’hui très populaire auprès des collectionneurs et continue de faire revivre cette belle époque où les petits roadster sport, spécialité anglaise, étaient très à la vogue! On a pu aussi voir des constructeurs artisanaux offrir des répliques de la Austin-Healey 3000 et plusieurs clubs existent pour les aficionados. 

 


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