Felino
Cars
Quand et
comment peut-on reconnaitre réellement une marque ou un modèle de voiture ? Par
le type ou le nombre d’autos fabriqués ou par sa façon de le faire ? La
production en série est-elle absolument nécessaire ? Il n’y a pas de bonnes
réponses. Nous avons chacun et chacune nos propres critères… Personnellement,
je ne suis pas fanatique des prototypes ou concept car. Bien qu’ils soient
spectaculaires, je n’y vois pas un grand intérêt historiquement parlant.
Je suis plutôt du genre à considérer les voitures produites en série, que ce soit en quelques dizaines d'exemplaires ou encore à des millions. Mais pas seulement. L’auto artisanale, c’est-à-dire fabriquée à la main, est tout aussi intéressante, voire même souvent bien plus. Dès qu’une voiture est commercialisée, elle entre dans mes critères. Même si leur nombre de ventes se compte sur les doigts de la main.
J’introduis le sujet pour justifier certaines des chroniques portant sur des voitures très exclusives. Aussi pour bien démêler certaines affirmations. Quand nous parlons de la Manic GT québécoise (voir la première chronique du spécial Canada) nous pouvons affirmer qu’elle est la seule voiture québécois pure laine produite en série. Mais ça ne veut pas dire qu’elle est la seule marque ayant existé… Bon nombre de petits constructeurs artisanaux ont existé au Québec !
Donc avec
les raisons que vous comprenez maintenant, je m’abstiendrai de faire état des
nombreuses start-ups qui n’ont pas dépassé le cap de prototypes. Et il y en a
beaucoup, même ses dernières années. On peut citer comme exemples les
Pléthores, Magnum et Tomahawk (Dubuc Motors) de ce monde. Bien dommage que ces
marques soient toujours dans l’incapacité de commercialiser leurs voitures.
Parmi les
voitures artisanales actuelles au Canada, le Québec est bien positionné. Déjà
les formidables Allard J2X font rêver (voir la chronique de y étant dédiée).
Même si la production est très marginale, le fait que ces automobiles
d’exception soient commercialisées représente toute la différence. Vous pouvez
vous en procurer une ! Si bien-sûr vous en avez les moyens…
Ce qui m’amène enfin au sujet de cette chronique, l’extraordinaire Felino CB7. Celle-ci et son créateur, Antoine Bessette, ont réussi à faire ce que bien d’autres rêvaient d’accomplir, se rendre au stade de commercialisation. Si le magnifique supercar québécois est dédié à seulement quelques exemplaires, nous avons le devoir de la considérer comme étant une voiture marquante historiquement.
Tout cela
a débuté en 2010 quand Antoine Bessette commence le développent d’une voiture
de haute performance pour la piste. La voiture est finalement dévoilée en 2014
et quelques années plus tard, la CB7r pour la route est alors devenue réalité.
Celle-ci est destinée à une construction très artisanale limitée à seulement 10 exemplaires,
ce qui fait d’elle un supercar très prisé.
L’heureux acheteur a le choix entre un V8 de 6,2 ou 7,0 litres empruntés à GM. Toutes les autres composantes sont de facture 100 % québécoise ! Felino continue aujourd’hui son développement pour proposer une future nouvelle monture qui risque d’être aussi exclusive. Soyons donc fiers de ce joyeux québécois qui propose une offre dans le segment très fermé des supercar artisanaux à production limitée !
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