Nous ne pouvons pas parler de la naissance de l’automobile sans discuter de la révolution industrielle. En effet, la voiture telle que nous la connaissons aujourd’hui est un produit issu directement de cette révolution qui a changé le portrait du monde entier. Celle-ci a débuté vers la fin du 18ème siècle avec entre autres et surtout l’invention de la machine à vapeur par James Watt. C’est à partir de ce moment que de grands changements apporteront une multitude de nouveautés pour la planète. L’artisanat se mécanisera et les transports subiront une transformation ane transition énergétique faisant passer ceux-ci de la force animale à la force mécanique. Les mines de charbon se multiplieront et la vapeur deviendra le moyen de locomotion des trains et bateaux, améliorant considérablement l’efficacité des transports. Cette première phase de la révolution sera donc celle du développement des transports, des usines et aussi des communications, engendrant l’urbanisation et l’apparition des classes sociales.
La deuxième phase de la révolution industrielle, vers la fin du 19ème siècle, aura une aussi sinon plus grande incidence avec l’apparition du gaz, du pétrole et de l’électricité. Ces deux premières phases de la révolution industrielle auront donc fait exploser le nombre d’inventions et nouvelles technologies. À partir de ce moment, l’évolution de l’homme aura tout simplement accéléré de façon exponentielle. Les produits découlant de ce moment historique sans précédent sont innombrables. Presque tous les objets qui nous entourent aujourd’hui en descendent d’une façon ou d’une autre. Donc, bien sûr, celui qui nous concerne dans cette chronique, l’automobile. La naissance de celle-ci, produit de la révolution industrielle, aura aussi changé le visage de la planète entière et rarement une invention aura un si grand impact sur le monde.
Alors j’aimerais que nous retenions ceci : une révolution répond à un problème, un besoin ou une cause. Une révolution servira l’humanité d’une façon quelconque. Dans le cas de la révolution industrielle, sans nul doute la plus importante de tous les temps, elle aura répondu au besoin de l’homme d’évoluer, de cesser de faire du sur place. Elle aura permis tout simplement à faire avancer l’humanité à un autre niveau et nous aura aussi à apporter plusieurs façons d’accroitre notre bien-être. Elle aura mis en place le système social que nous connaissons aujourd’hui, commercial et industrielle. Le passage de l’économie basée principalement sur l’agriculture, à celui de la manufacture. L’augmentation de la croissance et de la productivité, le développement des transports et des communications. Ce sont des éléments qui ne cessent de s’améliorer aujourd’hui. Tout ça continue comme la révolution industrielle elle-même d’ailleurs. En effet, celle-ci est toujours présente de nos jours et est sur le point d’en être à sa quatrième phase.
L’automobile est née de la révolution industrielle du fait de plusieurs facteurs. Les ressources nécessaires à sa fabrication apparaissent donc peu à peu au cours du 19ème siècle. Plusieurs dates et personnages importants se succèdent avec des inventions et innovations qui se combineront et permettrons d’en arriver à un tout qui sera l’automobile. La combinaison de plusieurs technologies primitives, mais surtout trois types de motorisation, qui étonnamment seront développées à quelques années d’intervalle ! C’est d’ailleurs ces trois types d’énergie qui sont à l’origine de la première et deuxième phase de la révolution industrielle. Et ces trois dernières seront en guerre pendant près de cinquante ans dans l’histoire du monde automobile, soit le tiers de l’Ère 1 ! Surprenant quand même aujourd’hui alors que 100 ans plus tard, nous avons pratiquement oublié complètement deux de ces trois motorisations.
La controverse des débuts…
Voyons voir maintenant comment nous en sommes arrivés là, et pour cela, examinons ce qui s’est passé durant ces années pour conduire à la création de la voiture automobile, qui comme je le mentionnais auparavant, est un peu difficile à dater précisément. Tout d’abord, il faut mentionner une date importante, 1770, qui a vu naitre ce que j’aurais tendance à nommer, ainsi que plusieurs autres historiens, le prototype de l’automobile, c’est-à-dire le fameux fardier de Cugnot. Une grosse machine à trois roues mues par la vapeur (récemment découverte par James Watt) qui n’aura pas de suite, mais qui, assurément, donna la prémisse de ce en quoi aurait l’air une voiture automobile. Pour l’anecdote, lors de l’essaie de sa machine, Nicolas Joseph Cugnot finira sa course dans un mur de brique étant incapable de freiner ce monstre de plus de 7 mètres de long et de presque 3 tonnes. Heureusement la vitesse maximale n’était que de 4 km/h. Mais ce prototype, outre qu’il était difficile à freiner, avait une longue liste de défauts, entre autres le temps interminable, pour faire chauffer la chaudière et de la mettre en marche… Si vous êtes intéressé par ce fardier, il est possible de l’observer au musée des arts et métiers à Paris !
Ce dernier tombant dans l’oubli après sa mésaventure de 1771, il faudra attendre quelques années avant d’être témoin d’avancées significatives vers la naissance de l’automobile. Notons une autre tentative d’une machine à vapeur, en 1801, un trois roues pouvant transporter neuf passagers, fabriqués en Angleterre et qui se termina aussi en échec… Par la suite, dans la première moitié du 19ème siècle, surtout en Angleterre, quelques autres machines à vapeur, nommées et assignées comme des locomotives, auront déambulé quelque peu dans les rues, mais avec les lois restrictives, tout ça ne mènera finalement à rien.
C’est en 1873, que le français Amédée Bollée introduit sur la route ce qui apparait aujourd’hui comme la première vraie automobile, toujours à vapeur et nommé L’Obéissante. Celle-ci peut transporter 12 personnes et peut atteindre 12 km/h. Il aura l’autorisation de la faire circuler sur les routes à l’été 1875, et par le même temps, toujours en 1875, le mot ‘’automobile’’ devient officiel si on peut dire, en étant d’abord défini comme masculin par l’Académie française pour ensuite adopter le genre féminin en 1901… Amédée Bollée récidive en 1876 avec un Omnibus à vapeur à quatre roues motrices avant de produire en 1878, la première voiture automobile de série (produite à plusieurs exemplaires), la ‘’Amédée Bollée La Mancelle’’, toujours à vapeur, qui sera selon les sources construites à au moins 25 exemplaires et peut-être même jusqu’à 50, puisqu’en 1880 une filiale nait en Allemagne pour produire des ‘’Bollée’’.
Quelques modèles se succèderont au cours de cette décennie, qui fera d’Amédée Bollée un pionnier de l’automobile à vapeur, qui elle-même, le sera d’un point de vue motorisation pour l’histoire de l’automobile. Donc personnellement, je choisirais logiquement 1875 comme date de naissance de la voiture automobile, contrairement à la croyance populaire d’une autre date, qui relève quand même d’une grande importance en Allemagne…
Mais avant d’en arriver là, une autre
technologie importante s’implantait dans l’automobile, en 1881, soit celle de
l’électrique. Notons l’invention du moteur électrique au début du 19ème
siècle et celle de la batterie d’accumulateur au plomb rechargeable par Gaston
Planté en 1859. Durant cette période, quelques prototypes de machines mues par
l’électricité feront jaser, mais rien de bien concret. Un Français du nom de
Gustave Trouvé façonnera tout ça à sa façon en 1880 pour créer ce que l’on
considère comme la première voiture électrique, quelques années après celle à
vapeur. En 1881 il la mettra à l’essai sur la route et la même année, trois Français,
Camille Alphonse Faure, Charles Jeantaud et Nicolas Raffard fabriquent eux
aussi une voiture électrique. Malgré cela, le Britannique Thomas Parker affirme
avoir créé la première voiture électrique en 1884, alors qu’en Amérique, c’est
en 1890 que William Morrison construit lui aussi ce qu’il désigne comme la
première ‘’vrai’’ automobile électrique.
À suivre…


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