Pontiac G8
(2008-2009)

     Survol en bref

À la fin des années 2000, une nouvelle grande berline à propulsion débarquait en Amérique du Nord. Ça peut sembler anodin, mais pour la marque Pontiac, c’était une première depuis les années ’80. Cette dernière-née au sein de la marque, vouée à un bel et prometteur avenir, tenterait de faire oublier la défunte Pontiac Bonneville et la Pontiac Grand-Prix qui entamait un dernier tour de piste, avec nous depuis déjà belle lurette. Toute droite arrivée d’Australie, la Pontiac G8 faisait effectivement bien parler d’elle ! Et aujourd’hui, on peut croire que, n’eût été la faillite de sa maison-mère, la grande General Motors, et par le fait même la disparition de la presque centenaire marque à la tête d’indien (1926 à 2010), la G8 aurait très bien pu connaitre un certain succès. Surtout que ces origines australiennes dont elle était issue lui donnaient un petit quelque chose de spécial que l’on n’avait plus l’habitude de voir dans les produits GM.

  La Pontiac G8 V6 Sedan dans sa robe Ignition Orange Metallic. 

Pour ajouter une note d’exclusivité à cette voiture, on sait qu’elle ne fut produite que pendant deux années-modèles, faisant partie d’un "club" sélect automobile ayant connu une vie éphémère. Et en plus de sa très brève existence, la Pontiac G8 aura été commercialisée dans seulement deux pays, soit les États-Unis et le Canada. Pour les autres pays désirant accéder aux plaisirs de cette grande dame de près de 5 mètres (4 981 cm), certains auront eu le privilège de la retrouver sous d’autres marques comme Chevrolet ou bien justement l’Australienne Holden. La Pontiac G8 était donc assemblée à l’Usine d’Élizabeth en Australie. Elle avait droit à une bonne base puisqu’elle était construite sur la toute récente plateforme Zeta de GM. La maison-mère de Pontiac était bien présente sur le continent de l’Océanie par sa marque Holden. C’est justement l’une des voitures de cette marque, la Commodore, construite sur la plateforme Zeta, qui fut rebadgée et adaptée pour le marché nord-américain. C’est une fois exporté à l’autre bout du monde, qu’elle devint la Pontiac G8. 

                         

                                                           À gauche l’intérieur en tissu de série des versions Sedan et GT, et à droite l’intérieur en cuir optionnel               

Remplaçant à la fois la Pontiac Bonneville et la Pontiac Grand-Prix, la G8 arriva donc sur le marché pour l’année modèle 2008. Les États-Unis avaient l’exclusivité de la G8 pour sa première année. Proposé alors en deux versions, la V6 Sedan et la GT V8 Sedan, la G8 avait tout un potentiel et beaucoup d’espoir que sa marque mère connaisse un regain de vie. La G8 est de retour en 2009, et cette fois-ci, elle traverse la frontière et permet au Canada de bénéficier de ses services. Une nouvelle version s’ajouta à la famille, la GXP. La plus performante et exclusive, limitée à seulement 1829 exemplaires… Ça sera déjà la dernière année de la G8, qui aura vécu bien sûr que sur une seule génération. Comme nous l’avons vu, la crise économique ayant mené GM à la faillite aura raison de la belle G8. Celle-ci est donc vite devenue une voiture avec un grand potentiel de future automobile de collection avec déjà une certaine valeur, étant donné son exclusivité. Seulement un total d’environ 41 273 exemplaires auront vu le jour.


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