Une grande naissance
C’est en 1873, que le français Amédée Bollée introduit sur la route ce qui apparait aujourd’hui comme la première vraie automobile, toujours à vapeur et nommé L’Obéissante. Celle-ci peut transporter 12 personnes et peut atteindre 12 km/h. Il aura l’autorisation de la faire circuler sur les routes à l’été 1875, et par le même temps, toujours en 1875, le mot ‘’automobile’’ devient officiel si on peut dire, en étant d’abord défini comme masculin par l’Académie française pour ensuite adopter le genre féminin en 1901… Amédée Bollée récidive en 1876 avec un Omnibus à vapeur à quatre roues motrices avant de produire en 1878, la première voiture automobile de série (produite à plusieurs exemplaires), la ‘’Amédée Bollée La Mancelle’’, toujours à vapeur, qui sera selon les sources construites à au moins 25 exemplaires et peut-être même jusqu’à 50, puisqu’en 1880 une filiale nait en Allemagne pour produire des ‘’Bollée’’.
Quelques modèles se succèderont au cours de cette décennie, qui fera d’Amédée Bollée un pionnier de l’automobile à vapeur, qui elle-même, le sera d’un point de vue motorisation pour l’histoire de l’automobile. Donc personnellement, je choisirais logiquement 1875 comme date de naissance de la voiture automobile, contrairement à la croyance populaire d’une autre date, qui relève quand même d’une grande importance en Allemagne…
Mais avant d’en arriver là, une autre technologie importante s’implantait dans l’automobile, en 1881, soit celle de l’électrique. Notons l’invention du moteur électrique au début du 19ème siècle et celle de la batterie d’accumulateur au plomb rechargeable par Gaston Planté en 1859. Durant cette période, quelques prototypes de machines mues par l’électricité feront jaser, mais rien de bien concret. Un Français du nom de Gustave Trouvé façonnera tout ça à sa façon en 1880 pour créer ce que l’on considère comme la première voiture électrique, quelques années après celle à vapeur. En 1881 il la mettra à l’essai sur la route et la même année, trois Français, Camille Alphonse Faure, Charles Jeantaud et Nicolas Raffard fabriquent eux aussi une voiture électrique. Malgré cela, le Britannique Thomas Parker affirme avoir créé la première voiture électrique en 1884, alors qu’en Amérique, c’est en 1890 que William Morrison construit lui aussi ce qu’il désigne comme la première ‘’vrai’’ automobile électrique.
Peu importe laquelle de ces dites premières véritables voitures à propulsion électrique mérite de remporter le titre, une chose est sure, au cours de la dernière décennie du 19ème siècle, celle-ci évolue très rapidement et devient le type de motorisation le plus populaire à égalité avec la vapeur et loin devant la voiture thermique à essence ! Notons au passage, avant de parler des débuts du moteur thermique, que c’est une voiture électrique qui passa pour la première fois la barre des 100 km/h en 1899, atteignant une vitesse de pointe de 105 km/h. Il s‘agissait de la ``Jamais Contente`` de Camille Jenatzy.
Bons nous y sommes, parlons maintenant de la voiture à moteur thermique, qui fait toujours partie de notre quotidien aujourd’hui. Si nous avons vu quelques prototypes de moteurs à explosion fonctionnant à la poudre à canon ou à toute sorte de mélange gazeux d’étonnants entre la fin des années 1600 et le milieu des années 1800, c’est en 1860 qu’un ingénieur Belge du nom d’Étienne Lenoir invente ce qu’on décrit comme un vrai premier moteur à combustion interne fonctionnant au gaz d’éclairage. Il semblerait qu’il l’est même mis à l’essai pour mouvoir un chariot. Ce premier moteur est repris et amélioré par d’autres ingénieurs de l’époque jusqu’à ce qu’en 1876, Gottlieb Daimler et Nikolaus Otto, deux Allemands, développent un moteur fixe industriel à combustion. Il faut dire qu’aux alentours de 1850, les premiers puits de pétrole modernes ont vu le jour, ce qui a permis d’exploiter l’essence et ainsi servir le moteur thermique dans les années 1880. Fait à noter, un américain nommé Georges B.Selden fabrique en 1878 un moteur à explosion 1 cylindre et déposa un brevet l’année suivante pour l’utilisation de ce moteur dans un prototype automobile. Le brevet en question est émis seulement en 1895 au moment où les voitures se popularisent lentement. Si bien que jusqu’au début des années 1900, les constructeurs ont dû verser des redevances pour la construction d’une automobile jusqu’à ce que Henry Ford y mette fin! Histoire à découvrir…
Revenons en 1880, maintenant que le moteur à combustion existe, qu’en est-il de son application pour l’automobile !? Il faut attendre quelques années, en 1883, pour voir apparaitre une voiture à explosion circuler sur la route, une Delamare-Deboutteville, portant le nom de son inventeur, répondant au prénom d’Édouard. De nationalité française, Édouard aura naturellement quelques ennuies mécanique lors de cette première aventure sur la route, mais se reprendra en début de 1884 avec une autre automobile (et un autre échec) et en profitera pour déposer son brevet pour cette voiture munie d’un moteur fonctionnant au gaz et équipée d’un carburateur à mèche. Elle est donc sur la route environ 10 ans après la première voiture à vapeur et peu de temps après la voiture électrique…
Ces premières automobiles françaises à
essence semblent être un désastre si on se fie à certains faits historiques et
c’est pourquoi la voiture de Carl Benz de 1886 est très souvent reconnue comme
la première véritable automobile. En effet, il inventa lui aussi un moteur en
1873, et construisit sa première voiture en 1885, alimenté cette fois-ci à
l’essence, la Benz Patent Wagon, suivie de très près par la très belle
Daimler-Motoren-Gesellschaft, construite par Gottlieb Daimler et Wilhelm
Maybach, deux allemands ayant déposé un brevet pour le premier moteur à
explosion de série, en 1885. À partir de ce moment, la voiture à combustion
interne ne cessera de s’améliorer puisque 10 ans après la naissance de la
première véritable automobile en 1875, ce nouveau type de mobilité commencera a
vraiment s’imposer comme un moyen de transport risquant de bouleverser le
monde…


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